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CRISE DE L'ELEVAGE et AGRICOLE : Que pouvons nous faire ?

Cette semaine, en entendant nos collègues éleveurs exprimer un cri de désespoir -encore un dernier avant de disparaitre ? j'étais en colère et mal à l'aise à la fois.

En colère car l'état a imposé une mise aux normes des bâtiments d'élevage et des ateliers de transformation qui va bien au delà des capacités financières des éleveurs familiaux. Alors même que cet état ne semble guère se préoccuper du bien-être animal dans les abattoirs devenus Halal.

En colère car nos charges sont bien trop élevées. Nous payons à MSA (Mutuelle Sociale Agricole (sic!)) des charges plus importantes que celles de nos voisins européens. Une VRAIE baisse de nos charges sociales et patronales doit s'harmoniser au sein de la CEE. C'est plus qu'urgent ! et STOP aux effets d'annonce des politiques !! Nous n'en pouvons plus !!! Quant aux salaires ou revenus, souhaitons qu'ils ne soient pas nivelés par le bas en Europe. (pour info, nous avons réglé le 17/11/2015, plus de 26 595 € de charges trimestrielles à la MSA).

En colère car le premier rééquilibrage des aides de la PAC est insuffisant: l'élevage devrait mieux en bénéficier et plus largement, les paysans des zones très rurales, éloignées des grandes agglomérations. Les 9,1 milliards d'euros que l'Europe verse à l'agriculture hexagonale sont attribués à une minorité d'agriculteurs. Une répartition de ces fonds publics se doit d'être équitable ; tout simplement.


Mal à l'aise car il est évident qu'aucun gouvernement ne peut intervenir sur les prix de vente bien trop bas et ne rémunérant pas correctement notre travail. La logique de l'agroalimentaire industriel est d'acheter là où c'est le moins cher possible : pas de scrupule, le plus de marge possible. "Le travail est si bien divisé, que l'un travaille et l'autre récolte". Demandons leur au minimum, la transparence sur l'origine des produits. Point.

Mal à l'aise car les organisations entre producteurs indépendants tardent à émerger. Seule la vente directe du producteur au consommateur nous permettra de vivre. Vive les AMAP, les coopératives créées par les consommateurs, les magasins de producteurs, les magasins de proximité…

Mal à l'aise car nous devons produire de meilleure qualité, de vrais produits de la terre. Notre agriculture n'a de sens que si nous nourrissons réellement nos voisins urbains. La subsistance de chacun devrait passer d'abord par le local.  Manger, c'est aussi faire vivre nos terroirs, ressentir à nouveau pour chacun, ce lien qui nous unit à la terre; c'est créer de la convivialité, de la rencontre. C'est être avec celles et ceux que l'on aime. C'est discuter, rigoler,...et aussi nous respecter. Nous, agriculteurs et éleveurs sommes un fondement de notre société. Redevenons fiers de notre métier !

Parlons avec nos clients directement : un fromage, un rôti, un légume,.. sont produits par des travailleurs. Leurs coûts se calculent comme on le ferait avec n'importe quel produit manufacturé.

Nous voulons vivre de notre métier. Définissons le prix juste pour tous : pour les consommateurs et pour les agriculteurs ! C'est la solution pour produire qualitativement, pour retrouver une agriculture sociale. Vous apprécierez de belles campagnes vivantes et non pas, un "joli" tableau de fleurs de colza ...sans aucune vie.

Donc un grand merci à nos clients actuels et bienvenue aux 98 % d'urbains s'alimentant encore dans les grandes surfaces Robocoop !
Belle journée à vous,
Alain Crochot

Quelques articles intéressants:
Sur la crise de l'élevage, un dossier de la France Agricole: ICI
Sur l'espérance de vie en baisse en France, un article du Point : ICI

Céline complète cet article:
"Mal à l'aise car les organisations entre producteurs indépendants tardent à émerger. MAIS aujourd'hui une révolution dans les mentalités des éleveurs s'opère. Il a fallu toucher le fond pour une réelle prise de conscience. Les éleveurs veulent être maitres de leurs destins et de leur mode de fixation des prix. Des projets se créent qui vont au-delà du bio: des agricultures vertueuses (socialement et écologiquement) avec des échanges et de l'entraide entre grandes cultures et éleveurs (échange de main d'oeuvre, de paille, de compost, de pulpes ...). Arrêtons de toujours opposer ces deux types d'agriculteurs comme le font nos politiques! Diviser pour mieux régner telle est leur devise !? Fini la dépendance du marché mondial !  
La vente directe du producteur au consommateur nous permettra de vivre. Pour les éleveurs c'est une diversification mais cela ne peut représenter la totalité de la vente dans les régions les plus isolées (90 % des cas...). Les circuits longs sont (hélas) encore indispensables pour valoriser tous les morceaux. C'est tout l'enjeu de créer une complémentarité vertueuse entre les circuits longs et courts, la restauration collective et  les particuliers.  1 ère étape : faire évoluer les normes européennes ( vive le syndicalisme car c'est trop facile de compter tout le temps sur les autres !) pour permettre aux éleveurs de s'associer pour abattre, transformer et commercialiser le fruit de leur travail !
Vive les AMAP, les coopératives créées par les consommateurs, les magasins de producteurs, les magasins de proximité ( et  les outils de production/transformation collectifs de proximité
 pour avoir la main sur toute la filière) …

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